A vos plumes !Forum littéraire, qu'on se le dise !
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Etrangloir Plume de Garuda
Joined: 18 Apr 2008 Posts: 308
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Posted: 03/05/2008 20:34:17 Post subject: Irish. |
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Ceci est une preuve, Maneki, que je ne sais pas écrire autrement. Du moins pas pour le moment. D'ailleurs, il est intéressant de voir qu'écrire un texte en enlevant énormément de soi, c'est franchement troublant. De fait, ceci n'est qu'une semi-production de ma personne, le reste sortant d'un autre moi. Ça fait assez schizophrène, là, c'est assez moyen, finalement. Bref.
Et je m'excuse, mais Irish. So English please.
Assise au comptoir, je fais tourner ma mixture rosée, doucement dorée au fond d’un verre trop plein. Cul sec. One more, please.
-Are you alone ?
Mais qu’est-ce qu’il me veut, celui là ? Je me tourne, léger tournis, pour faire face à quelques centaines de taches de rousseur. Ne les compte pas, M, que je me dis.
-Yep… I am.
Tiens, c’est amusant ces vieux tiques scolaires qui vous restent. Comme quoi, dire « Yes » tout court, c’est malpoli. C’est juste qu’ils veulent que tu parles toujours plus, histoire de te casser sur ta prochaine bourde.
-Can I sit here ?
-Yes.
Et qu’est-ce que je m’en fiche, ami William, Charles, Billy (ou Edward ?), que tu t’asseyes là.
-Oh, Gosh, you’re drinking Scotch?
Ouais, et en quoi ça te regarde ? Je hausse les épaules, trop la flemme pour traduire. Je crois qu’il a compris.
-One more !
Que j’entends à côté. Je rêve ou il m’a fait un clin d’œil ?
-What are you doing here, drinking this… (il sourit en montrant mon verre encore plein). Gosh, I’m so rude, I didn’t introduce myself. My name is A.
Ni William, ni Charles, ni Billy (ni même Edward). Quel dommage. Et pourquoi il me fixe comme ça, lui ?
-And you ?
Ah ouais, c’est vrai. Mais mon cerveau n’a pas l’air opérationnel pour traduction, là.
-M. I’m M.
Il me sourit encore et fait rouler mon prénom entre ses lèvres. Peut-être que ça lui sonne exotique, vu comment il s’acharne dessus. Ce qui me fait penser que.
-You’re from… where ?
Magnifique, M, cette phrase digne d’un débutant bredouillant la deuxième phrase en Anglais de sa vie (la première étant « Hello, my name is X, how are you ? », que j’ai écourtée, sans pourtant écorchée.)
-From Ireland.
Il est un peu rouge, ses taches de rousseur le couvre de partout, et il roule un peu les ‘r’. From Ireland. Evidemment. Made in Ireland, même.
-You look like.
Je marmonne, en avalant une gorgée ambrée.
-Like what ?
-An Irish.
-Oh really? Yes… maybe.
-For sure.
Il a l’air tout content. Peut-être que je devrais lui dire que j’ai regardé ce maudit match Irlande/Angleterre, en rugby, mais je pense qu’il serait moyennement heureux de savoir que c’était une croix rouge sur fond blanc que j’avais sur la joue droite. Et puis ça fait remonter de sales souvenirs. Je laisse tomber.
-So… what are you doing here ?
Qu’il me lance.
-Drinking, probably.
Ca le fait rire. Ils ont l’air d’avoir le rire facile, là-bas.
-I think I know that. But why are you drinking here?
-Why not?
-You’re drinking Scotch alone in this bar and you look like you would die in two hours.
Tu crois pas si bien dire, coco. Sauf que côté pronostique, j’aurais plutôt penché pour un like you died two hours ago.
-Don’t you think it’s bizarre ?
Bizarre. Il le dit avec un accent irlandais. Ca sonne bien. Je souris.
-D’you know, you’re so much more beautiful when you smile. Really.
Phrase bidon. On me l’a dite trop souvent. Try again.
-He often said that.
Shit. Ca m’a échappé.
-He?
Ca y est, c’est parti.
-My… ex boyfriend.
-Oh, I see…
Ouais, tu vois. Ben moi aussi, je vois. Et plus encore je bois, donc si tu pouvais arrêter de soulever de vieilles histoires, ça m’irait plutôt bien.
-And that’s why you’re drinking.
-What ?
-Your ex.
Bingo. Et un Irlandais inconnu, fouineur et pseudo perspicace, un ! Et qui ose l’affirmation, en plus.
-Maybe.
-Maybe is yes.
Mais la ferme, le rouquin !
-You know, you’d better not drink… so much.
J’attrape un nouveau verre en plein milieu de sa phrase.
-Hey, d’you listen to me ?
Quel enf… Je rêve ou il m’a pris mon verre, là ? Tu vas voir, coco, tu vas voir…
-I don’t need your…
Your what ? Je tangue dangereusement sur mon tabouret. Your stupid help, je crois. Je m’accroche au comptoir. And your disgusting curiosity. Je sens sa main contre mon dos, son parfum contre ma peau. Ca me rappelle quelque chose…
-I told you not to drink so much… Come on, I’ll take you home.
-No it’s okay.
J’ai l’air pitoyable, là, non ?
-You’re so okay that you can’t walk alone, and that you could throw out on me in two minutes.
Rien à faire, lâche moi.
-Come on. I told you, I’ll take you home. Where d’you live?
Ah tiens, celle-là aussi, elle fait partie des phrases cultes en cours d’Anglais. Sans l’accent irlandais. Et comme une idiote, je lui réponds. Et je me dis que beurrée comme je suis, j’ai un accent britannique charmant. Faudrait que je tente le « I KNOW KNOT » pédant, de la tante à E. Nausée. Pas pour le moment, on dirait. Et puis merde, E., ça remonte.
-Hey, what’s happening ? D’you feel good ?
I feel good, que j’ai envie de te chanter. Mais non. A la place, je me mets à pleurer, avec ces grosses larmes qui roulent comme des billes et qui s’écrasent avec un gros ‘ploc’ suivi d’une belle auréole sur ton treillis usé. T’en as recueilli combien, des ‘plocs’, Robin des bois ?
-M., tell me ?
-What?
-Yes, what. What’s the problem?
T’as les yeux tristes. C’est drôle. Tu fronces les sourcils comme… comme… Merde. Tu m’assieds sur un vieux banc tout écaillé, tu me prends dans tes bras. It’s bizarre. Lâche moi, A., s’il te plait. Vraiment. Leave me alone. Please. LEAVE ME ALONE !
-He was… just so nice, you know. Always joking, telling me funny stories when I was down, giving me love and stability. Haha. He told me so many times that he loved me that I believed him. What for a stupid girl. He was kind, affectionate, and he was so handsome… We met by chance. I fell in love. Like love at first sight, you know? I fell in love, he fell in love, we fell in love. A perfect couple of a perfect spring, in a perfect city, in a perfect world. We wander together, reading poems, singing with a guitar, always smiling, full of love. And then he went back, (back home, I mean), promising not to forget me. We phoned each other, we sent mails and messages. But he got a lot of work, you know, because of his studies. So I let him work, always waiting for a word, an attention. Foolish girl. And nothing came. Nothing… Maybe he met another romantic and despaired girl? I didn’t realize at first. I just thought that he was too busy, see ? But weeks after weeks, I sent him messages, and he never answered. Never, yeah. Two months like that, waiting, over and over. And today… today I put all his belongings in a box, and I sent him back. Drinking to forget, not to cry one more time. Just want to forget how he fooled me. I really loved him. Really. And now… There’s nothing left, no explanation, no last word. Just this growing silence full of those disgusting lies. Drinking to forget, maybe to forgive. Just don’t want to hate him but I feel so empty, so alone. I feel like a puppet you use when you need to play and that you throw after. I feel betrayed. Just love him…
Il me tient contre lui. Il me serre fort, pendant que ses longs doigts pales caressent mes cheveux. Je pleure comme jamais. Même que je trouve ça extraordinaire de pouvoir encore tant pleurer, après m’être desséchée pendant ces deux derniers mois. Peut-être qu’y a plus d’eau que ce qu’on croit dans un Scotch ? Ou que j’en ai bus plus que j’en ai comptés ? Et lui qui continue de me caresser, tout doucement. Sa voix contre mon oreille.
-I feel you pain. I know what you feel when you’re abandoned, without explanation. I feel it.
-I’m just… I don’t understand. I won’t.
-I know… I know…
-But what have I done ?
-Shht, come on.
Il me serre toujours plus fort. Ou bien c’est moi qui m’y accroche, maintenant. Il me murmure des mots gentils, avec son accent charmeur, du haut de toutes ses taches de rousseur. Des it will be okay, des I’m here, toutes ces choses qui font vous sentir bizarrement moins seul. C’est fou. Un inconnu m’écoute raconter le baratin dramatico-pathétique de femme bafouée que j’ai été incapable de sortir à qui que ce soit d’autre. C’est vrai que c’est plus facile de parler à quelqu’un qu’on ne connaît pas, finalement.
Il m’observe, de ses yeux bleu-vert, me sourit tristement, me réconforte. Je m’arrête de pleurer. Il ne me lâche pas pour autant. Combien de temps, assis sur ce banc, à lâcher toutes ces choses qui pèsent ? Qui sait ? C’est tout chaud, contre son torse. C’est doux, avec un parfum un peu musqué mêlé à un peu de cigarette froide. Je ne suffoque plus. Je ne gémis plus. C’est drôle, A., je me sens mieux.
-D’you feel better ?
Murmure.
-Yes, I think.
Soupir.
-Are you sure?
Hésitation.
-Yes.
Il me serre une dernière fois, puis m’emmène. Ma porte, déjà. Le monde vacille moins sous mes jambes lourdes, et mes yeux piquent doucement. Je me tourne, l'observe. Il a le visage doux, la peau pale et constellée, les lèvres fines et les yeux qui brillent. Tignasse rousse et folle. Grand. Mince. Beau.
-You know… I’m so sorry that you saw me like that. I feel like a shit.
-No way. Actually, you’re beautiful even if you cry.
E. ne le disait pas, ça. Il fuyait les larmes. Toi, tu les portes. Silence presque gêné.
-I just want to…
-Give me your hand.
Ma main ? Pourquoi ?
-Just give me your hand.
Soit. Il sort un stylo, écrit quelque chose. Ca chatouille. Je souris.
-I like when you smile.
-I like when you smile too.
Il me rend mon sourire, rajoute quelque chose au fond de ma main. Je veux regarder, mais il me retient. Il me tire contre lui. Je m’appuie contre son épaule, une main contre sa nuque, l’autre sur son torse. Il me tient, et je me sens vivre, doucement, au rythme de son existence. Il se penche, écarte une de mes mèches folles encore collante de peine. Il se penche et m’embrasse. Tendrement, je crois. Baiser sucré, un peu alcoolisé, doux à souhait. Il me relâche lentement. Sourires. Je me sens le cœur léger, niaise, mièvre comme il faut. Nos mains se quittent. Et silencieusement, il disparaît.
Dans ma paume, deux phrases, quelques mots :
“Thank you. I love you too.”
Mes cheveux, dentelés de notre tristesse mélancolique partagée. Je ne t’ai pas vu pleurer, mais peut-être que tu ne m’as pas vue non plus. Et dans cette fraction de seconde, nous nous sommes aimés, sûrement.
You’re right. It’s certainly better if we love each other like that. We will keep this warm memory and we will never hate each other. Lovers forever.
Voilà ce que je murmure à la silhouette dangereusement diaphane qui s’étiole au bout de la rue. Thank you. I love you too.
Et en plus de ça, il est long. Terrible. |
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Magda Plume de Garuda

Joined: 15 Aug 2007 Posts: 493
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Posted: 04/05/2008 13:09:22 Post subject: Irish. |
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Je croyais me laisser décourager par la longueur mais en réalité je suis restée accrochée au texte jusqu'au dernier mot.
L'histoire est banale, mais bien écrite, le cadre m'a plu tout de suite (bon ok j'ai un faible pour les anglais, les irlandais ), le seul charme qu'il manque (je sais ce n'est qu'un PTSC mais il mérite plus !) ce sont des vrais prénoms et non pas des lettres.
Super  _________________ Pluk een roos,
Zet hem op je hoed |
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maniak' Plume de Garuda

Joined: 06 Jun 2007 Posts: 494
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Posted: 04/05/2008 19:12:13 Post subject: Irish. |
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Moi j'ai pas été au bout... C'était pourtant bien parti, mais bon, trop d'anglais peut-être ? Le gros pavé juste après "LEAVE ME ALONE !" m'a découragé... Désolé. Sinon c'était plutôt bien jusque là. _________________ http://maniakwaveski.blogspot.com |
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Titeplume Plume de Griffon

Joined: 29 Oct 2007 Posts: 2,088
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Posted: 04/05/2008 19:36:06 Post subject: Irish. |
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Titeplume nulle en anglais Titeplume pas tout comprendre  _________________ Il n'est pas possible de dissocier la main qui écrit du cœur qui palpite, ou de la tête qui rêve.
P.N. Kashama, Le Serpent à plumes, no 10, 1994 |
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Khéops Plume de Phoenix

Joined: 06 Jun 2007 Posts: 1,279
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Posted: 04/05/2008 20:38:56 Post subject: Irish. |
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Ah oui, dis donc, super texte ! C'est bien écrit, on visualise très bien la scène, et l'évolution du personnage féminin est très bien montrée. Pareil que Magda pour les initiales des prénoms. Tu as vraiment du talent !  |
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Titeplume Plume de Griffon

Joined: 29 Oct 2007 Posts: 2,088
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Posted: 04/05/2008 20:58:05 Post subject: Irish. |
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ouais ça on le savait déjà ( dixit Titeplume frustrée d'avoir pas tout pigé)!!  _________________ Il n'est pas possible de dissocier la main qui écrit du cœur qui palpite, ou de la tête qui rêve.
P.N. Kashama, Le Serpent à plumes, no 10, 1994 |
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jveuxdusoleil Plume de Garuda

Joined: 05 Dec 2007 Posts: 499
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Posted: 04/05/2008 21:08:10 Post subject: Irish. |
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Oui, très chouette. Vivant et réaliste et agréable à lire.
Perso les initiales ne me dérangent pas (mais pourquoi ce choix ?) |
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Etrangloir Plume de Garuda
Joined: 18 Apr 2008 Posts: 308
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Posted: 04/05/2008 22:01:27 Post subject: Irish. |
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| Je voulais juste une sorte d'anonymat protecteur, je crois. Ca s'est fait tout seul. J'ai tenté d'y mettre un prénom, et comme il s'imposait à moi de manière trop prononcée, et que je ne voulais pas que ça me suive pendant des années encore, j'ai laissé des initiales. |
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Titeplume Plume de Griffon

Joined: 29 Oct 2007 Posts: 2,088
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Posted: 04/05/2008 23:42:03 Post subject: Irish. |
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MERCI pour la traduction Etrangloir. J'avais pigé quelques lignes mais pas là où il y en a beaucoup  _________________ Il n'est pas possible de dissocier la main qui écrit du cœur qui palpite, ou de la tête qui rêve.
P.N. Kashama, Le Serpent à plumes, no 10, 1994 |
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Maneki Neko Plume de Kookaburra

Joined: 21 Nov 2007 Posts: 958
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Posted: 05/05/2008 00:06:47 Post subject: Irish. |
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J'ai réussi à aller jusqu'au bout, malgré mon niveau d'anglais de BEP, et en comprenant tout.
Très bonne chose d'avoir callé uniquement de l'anglais de base, très simple à comprendre. (En tout cas, pour moi, c'est une bonne chose. )
Boooon.
Pour sûr, c'est banal, mais bon ça se laisse lire.
Par contre, je pense que l'énorme pavé en anglais du millieu, est de trop.
Un "Je lui racontre notre rencontre, notre séparation" (en plus développer bien sûr) serait bien plus approprié à mon gout.
Perso, j'ai surtout été convaincu par la fin. _________________ Qui donc a dit que le dessin est l'écriture de la forme ? La vérité est que l'art doit être l'écriture de la vie.
[Edouard Manet] |
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Rosaura Plume de Garuda

Joined: 01 Nov 2007 Posts: 404
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Posted: 05/05/2008 14:16:31 Post subject: Irish. |
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J'ai aussi trouvé la fin trés jolie et forte
mais moi c'est le long passage en anglais, sa façon de raconter son histoire avec des petites phrases et des mots simples qui m'a vraiment fait "croire au personnage", comme on dit chez moi, qui m'a en fait complètement happée dans son histoire. J'étais émue, aussi. _________________ "je chante pour passer le temps
petit qu'il me reste de vivre" Léo Ferré |
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